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vendredi 18 septembre 2026

Mon obsession : développer la méthode de travail la plus efficace possible pour écrire des romans

Depuis que je me suis inscrite à la plateforme Tout le monde peut écrire (Carl Rocheleau) il y a plus d'un an, je découvre toutes sortes de manières de pousser plus loin le développement de mes histoires. Et je trouve ça vraiment stimulant! 

Notre professeur a une manière d'expliquer qui m'incite à réfléchir au sujet de mes processus. Je suis en train de devenir obsédée par l'idée de développer "ma" méthode de travail la plus efficace possible. 

Ça s'en vient, ma méthode est devenue plus fluide pour écrire mes derniers manuscrits, mais il y aura toujours place à l'amélioration.

En ce moment, je suis en train de suivre un programme sur la réécriture. Notre professeur nous y présente des éléments à requestionner après notre premier jet. Selon cette méthode (une parmi tant d'autres), on écrit d'abord notre premier jet, puis à la réécriture on développe, on coupe ou on déplace certaines trames narratives ou scènes, pour donner le meilleur effet possible. On requestionne à peu près tout dans le récit.

Plus j'écoute les vidéos de ce programme sur la réécriture, plus je me rends compte que pour mes récents projets, c'est plutôt à l'étape du plan que j'ai pris l'habitude de questionner ces éléments. Il faut croire que les cours de Carl commencent à rentrer!

À mes débuts il y a 20 ans (oui, ça fait 20 ans en 2026 que j'écris), j'aimais bien écrire directement l'histoire que j'avais en tête. C'était amusant, du moins pendant quelques chapitres. Puis, je bloquais. Je ne savais plus ce que je voulais faire ensuite. Il fallait que je revienne en arrière et que je me questionne. Je me rendais alors compte que certains éléments se contredisaient, qu'il me fallait supprimer un chapitre, que je devais réécrire une bonne partie du texte... Et souvent, je laissais tomber le projet, parce que ça devenait trop compliqué.

J'ai une amie qui écrit comme ça, et en général ça peut lui prendre un an ou deux pour écrire un roman. Elle adore se laisser surprendre par son récit, explorer des pistes, découvrir la suite au fil de l'écriture (et elle a beaucoup de réécriture ensuite). Je la comprends, c'est assez amusant d'écrire comme ça. Par contre, un an ou deux... c'est devenu trop long pour moi. J'ai trop d'idées qui se bousculent et qui veulent sortir. Et je sais que je suis capable d'accomplir plus, en moins de temps.

Maintenant que je suis devenue une véritable adepte du plan, je joue au casse-tête dès le départ pour placer mes éléments. Je me questionne sur les trames et les défis de mes personnages, sur l'évolution des thèmes, sur mon schéma narratif global. 

C'est ce qui fait en sorte que, arrivée au premier jet, je sais déjà ce que je veux faire. Je sais pourquoi telle scène arrive après une autre scène, le passé de mes personnages, ce qui va se passer en entier dans mon histoire. Ça pourra bouger un peu en cours de route, mais généralement, ce ne sera pas le cas pour la base du récit.

Ensuite, la réécriture est bien plus facile. Je supprime moins de chapitres, j'ai moins d'incohérences à régler.

Ce n'est pas seulement une question de délai. C'est une question d'arrêter de procrastiner, de rallonger le processus inutilement, de bloquer pour des raisons que je peux éviter.

Un jour, je vais avoir la meilleure méthode possible et ce sera encore plus efficace!

lundi 24 août 2026

La différence entre le processus et le résultat

J'ai envie de vous partager ma vision actuelle à propos de l'écriture.

Tout d'abord, je retourne un peu en arrière pour que vous compreniez mieux mon parcours. 

Il y a une vingtaine d'années, j'ai commencé à écrire. Je le faisais pour mon propre plaisir, par passion et comme exutoire, sans trop savoir où ça allait me mener. Ensuite, je me suis inscrite à des ateliers d'écriture à ma bibliothèque et j'ai côtoyé d'autres personnes qui voulaient écrire. Peu à peu, j'ai osé avouer que je rêvais d'être publiée un jour. J'ai ouvert un premier blogue (La plume volage, pour ceux qui s'en rappellent). J'ai aussi publié quelques nouvelles.

Puis, j'ai eu le bonheur de voir l'un de mes manuscrits être accepté par un éditeur (Z'ailées, pour mon roman jeunesse Malina, mi-sorcière mi-fée). J'ai vécu mon premier lancement, mes premiers salons du livre. Pendant des années, des publications se sont ajoutées et j'ai côtoyé plein de gens passionnés par l'écriture.

Un moment donné, je me suis mise à vivre moins de joie en lien avec la vie littéraire. J'avais des inconvénients de santé, une vie surchargée, j'étais souvent fatiguée. Mon énergie n'était plus aussi disponible, ma motivation s'étiolait, mon feu intérieur semblait s'être éteint. Je me suis peu à peu détachée de mon identité d'auteure, pour me concentrer sur mes autres rôles. Et pendant quelques années, j'ai moins écrit.

Il y a 4 ans, quelque chose est arrivé. J'ai changé d'emploi, pour aller travailler comme secrétaire dans une bibliothèque. Deux de mes nouvelles collègues s'apprêtaient à publier leur premier roman. À force de discuter avec elles et d'être entourée de livres (travailler dans une bibliothèque, quel bonheur!), mon feu intérieur s'est rallumé. En parallèle, j'ai découvert les arts visuels en techniques mixtes, qui ont ajouté une nouvelle passion à ma vie. La passion nourrissant la passion, celle que j'avais pour l'écriture s'est encore plus ravivée.

Et c'est ainsi que, relevant un défi lancé par une amie, j'ai écrit un roman. Puis j'en ai écrit un second. Et j'ai continué à en écrire d'autres, parce que je n'avais plus envie d'arrêter. 

Après ce long préambule, voici où je veux en venir avec le titre de cet article : Après avoir délaissé l'écriture pendant quelques années, ou du moins l'écriture avec un objectif professionnel, j'y suis revenue avec une vision différente. Selon mon point de vue, cette vision est plus adéquate pour moi, et elle devrait me permettre de vivre sainement ma passion pour l'écriture pour le restant de mes jours. 

Voici ma vision : 
Le processus d'écriture est quelque chose de satisfaisant, qui me nourrit. C'est relié à ma passion. J'adore imaginer des histoires, faire des recherches, élaborer un plan, écrire le premier jet, retravailler le manuscrit.

Le résultat, soit celui de viser la publication, est un tout autre aspect de l'équation. Il est davantage relié à l'ego, à l'image et à la reconnaissance, des éléments dont j'essaie de réduire l'impact dans ma vie (disons que j'ai fait pas mal de développement personnel et d'introspection ces dernières années). Il y a d'ailleurs un lien à faire avec mon article du 11 octobre 2025 au sujet de la Passion harmonieuse ou obsessive.

Donc, pendant que je suis en processus d'écriture, c'est important pour moi de me concentrer sur le processus. Comme je le dis à mes proches ou à mes collègues qui me posent des questions au sujet de mes projets, "J'écris des romans". 

C'est ce que je fais. J'écris. Pour ce qui est de la suite, soit de voir ces manuscrits être éventuellement acceptés par des éditeurs, c'est une toute autre histoire. 

Oui, j'espère que mes projets seront acceptés par des éditeurs. Bien sûr, que je souhaite être publiée. Évidemment, que j'ai envie de partager mes histoires avec un maximum de lecteurs.

Toutefois, ce n'est qu'un aspect de l'équation. L'important, c'est surtout de m'installer devant mon ordinateur et de sortir mes histoires de ma tête. C'est de chercher à m'améliorer, à évoluer. 

C'est de vivre une vie qui me ressemble, et dans laquelle l'écriture fait partie de mon quotidien. 

jeudi 2 juillet 2026

Défi de réécriture pour mon roman en cours

Hé la la! Je suis dans une étape compliquée avec mon roman (en cours de réécriture). 

Voici la situation : 

J'ai une trentaine de pages, à la fin du roman, qui ne fonctionnent pas du tout. Je suis clairement allée un peu vite au premier jet pour ce bout-là, pour 2 raisons : 

  1. J'avais hâte de finir pour pouvoir dire que mon premier jet était fait!
  2. C'est un passage plus complexe et émotif, et je n'avais pas toutes les scènes en tête. Il est clair que je n'avais pas assez réfléchi à tout ce qui devait être mis à cet endroit. Je suis quand même allée au bout de ce que je savais, et j'ai laissé à la "Isabelle du futur" (copyright Carl Rocheleau) le défi de régler cette situation.

Et là, zut, la "Isabelle du futur"… bien c'est moi! 

Mon constat actuel : Hélas! Je dois revoir ces 30 pages au complet. Je ne peux pas juste retravailler cette section, ça ne fonctionnerait pas. Je veux étirer des passages, rajouter des scènes, en enlever, intégrer plein d'éléments que j'ai pris en note après mon premier jet. 

Il y a donc un deuil à faire des 30 pages que j'ai écrites (on peut prendre une minute de silence à leur douce mémoire…). 

Bon, ça y est, mon deuil est réglé. (Dans les faits, ça m'a pris 2 jours pour me résoudre à accepter ce constat, mais faisons semblant que ça m'a juste pris quelques secondes!).

Je vais déconstruire pour mieux reconstruire, et je sais que ce sera bien meilleur ensuite. En attendant, ça va prendre du jus de cerveau pour rebâtir tout ça. Et du courage et de la persévérance (je trouve que ça nous en prend beaucoup, à nous les auteurs, tout au long de notre processus!).

La seule manière qui fonctionne bien pour moi dans ce genre de situation, c'est ce que j'appelle le "chemin de garnottes". J'aimerais ça, moi, être la sorte d'auteure qui arriverait à écrire tout ça d'un coup et que ce soit parfait (ça existe?), mais ce serait trop simple pour mon cerveau. Mon cerveau, lui, il aime ça quand c'est compliqué. Sinon, où serait le plaisir? (petit rire sarcastique) 

Alors, allons-y, je vais faire ça compliqué : 

  • Je vais reprendre plusieurs fichiers (notes de retravail, les 30 pages écrites et mon ancien plan) et je vais découper les éléments. Ça va me donner une belle liste remplie d'éléments. 
  • Je vais jouer avec ces éléments comme avec des morceaux de casse-tête. Peu à peu, ça va se placer et prendre son sens. 
  • Je vais bâtir mon plan, chapitre par chapitre.
  • Je vais écrire les chapitres au complet (en essayant de résister à la tentation de recopier des passages de l'ancienne version… Heu, bon, je peux me négocier à moi-même le droit à 10 % de recopiage peut-être? Mouais…). 

Vous l'aurez compris, tout ça va prendre du temps. Ça tombe bien, je tombe en vacances dans quelques jours. En plus, j'ai prévu de me faire une belle retraite d'écriture en solo (2 nuits toute seule dans une auberge). 

Je sais que je vais venir à bout de ce casse-tête. C'est juste une question de temps, de courage et de persévérance. J'adore ce projet et j'ai du plaisir à jouer dedans. Je ne suis pas inquiète, je vais finir par arriver au résultat que j'espère. 

Avec une bonne dose de café et de patience, rien n'est impossible!

dimanche 11 janvier 2026

Témoignage - Tout le monde peut écrire (et formation à venir)

Carl Rocheleau m'a demandé si j'accepterais de faire un témoignage au sujet de Tout le monde peut écrire. J'ai pris le temps de réfléchir à ce que je pourrais dire à ce sujet. 

Je suis revenue en arrière, avant mon inscription à TLMPE, et j'ai regardé tout le chemin parcouru ces derniers mois. Franchement, on va se le dire, j'ai pris une mauzusse de bonne décision quand j'ai décidé d'embarquer dans cette aventure! 

Je vous partage le texte que j'ai écrit ce matin, et que Carl partagera sûrement sur ses réseaux. Je vous donne aussi des informations au sujet d'une formation de 15 semaines qu'il est en train d'organiser.


TÉMOIGNAGE - TOUT LE MONDE PEUT ÉCRIRE

Ça fait 20 ans que j’écris à temps partiel, tout en jonglant avec ma famille, mon travail, mes responsabilités et mes (trop) nombreuses passions. Le temps, l’énergie et la motivation sont des défis constants.

Alors que je me suis souvent concentrée sur des projets plus courts, depuis deux ans, j’écris des romans. Je veux pousser plus loin ma démarche, parce que je sais que je suis capable d'accomplir bien plus que ce que je fais depuis longtemps.

À l’été 2025, j’ai découvert Tout le monde peut écrire (TLMPE) et ça m’a vraiment interpelée. Disons que c’est arrivé à point nommé. En visionnant les vidéos de Carl disponibles sur Youtube, j’ai vite compris que c’était exactement ce dont j’avais besoin pour progresser.

La formule de TLMPE est parfaite pour moi. Tout se fait en virtuel et les cours sont enregistrés. Carl a une approche drôle, relax et décomplexée, et une passion contagieuse qui me donne envie d’écrire plus. Je me sens libre d’être présente ou non aux cours, de faire les exercices ou non, selon mon envie et ma réalité du moment. La variété des sujets et des aspects reliés à l’écriture vient nourrir mes réflexions d’auteure et j’ai l’impression que ça me fait vraiment avancer.

Du côté de mon écriture, je sens qu’il y a eu un « avant » et un « après ». Ces derniers mois, il y a quelque chose qui a débloqué dans ma tête et j’ai écrit comme jamais auparavant. J’ai été motivée, j’ai gardé le focus et j’ai trouvé du temps pour mes projets. J’ai aussi beaucoup gagné en confiance, surtout pour le premier jet qui me bloquait souvent. Pour moi, l’investissement dans TLMPE en a amplement valu la peine, bien plus que ce que je pensais au départ!


SESSION HIVER 2026 - FORMATION 15 SEMAINES

Comme je le disais plus haut, Carl est en train d'organiser une nouvelle formation, pour laquelle vous trouverez les informations ici

Une particularité avant de s'inscrire : il faut d'abord rencontrer Carl (en virtuel), afin qu'il puisse notamment s'assurer que la formation répondra bien aux besoins de la personne. 

La formation donne droit à ceci :
  • Chaque semaine : 1 cours en direct adapté aux besoins des membres + 1 exercice pratique + 1 coaching de groupe
  • Une semaine sur deux : Rencontre avec un·e auteur·e québécois·e invité·e
  • Chaque mois : 1 rencontre individuelle avec Carl
  • Accès à plus de 50 heures d'enregistrements pendant 6 mois
1 000 $ pour 15 semaines de cours
40 places maximum

samedi 11 octobre 2025

Passion harmonieuse ou obsessive

Connaissez-vous la théorie de la dualité des passions, de Robert J. Vallerand (et collègues)?

J'en ai entendu parler dernièrement et ça m'a beaucoup intéressée.

En gros, cette théorie divise les passions en 2 catégories :
  • la passion harmonieuse
  • la passion obsessive
Voici quelques caractéristiques de ces deux types de passions :

La passion harmonieuse
  • La personne intègre sa passion de manière équilibrée dans sa vie. 
  • Elle arrive à être souple par rapport à son activité. Par exemple, elle peut prendre une pause pour participer à une activité sociale. Elle ne ressentira pas de culpabilité, d'obligation ou de pression due au fait de "délaisser" sa passion. Ce sera remis à plus tard, sans problème.
  • La motivation profonde sera plus intrinsèque. On cherche le plaisir, la croissance personnelle, on veut apprendre et se sentir bien dans l'activité. On le fait d'abord pour soi.
  • Les émotions vécues sont globalement positives.

La passion obsessive
  • La personne va être plus rigide par rapport à sa passion, qui peut prendre une place excessive dans sa vie. La passion va dominer sa vie, ce sera moins équilibré.
  • La pression va être plus présente. Par exemple, on se sentira coupable si on ne s'adonne pas à l'activité. On va viser un certain résultat, on va vouloir rencontrer certains standards.
  • La motivation profonde sera plus extrinsèque. On va plus se concentrer sur le regard des autres (validation, approbation), et moins sur notre plaisir personnel.   
  • Les émotions vécues peuvent être plus négatives : anxiété, stress, culpabilité, épuisement, etc.

J'ai trouvé une vidéo Youtube qui en parle d'une manière personnalisée (ça dure une trentaine de minutes). La youtubeuse aborde la question par le biais de sa passion pour l'équitation, qui n'est plus autant une passion aujourd'hui. J'ai bien aimé sa manière de décortiquer les divers aspects du sujet de la passion, dont la notion d'identité par rapport à notre activité. Dans son cas, elle se présentait comme une "cavalière", mais elle ne l'est plus autant aujourd'hui. Qui est-elle sans cette passion? Une vidéo intéressante, je vous la recommande.

En ce qui me concerne, je cible 2 passions majeures chez moi : les arts visuels et l'écriture.

Pour les arts visuels, je crois que je suis dans la passion harmonieuse depuis le tout début. Je ne me mets aucune pression, le regard de l'autre m'importe peu et je m'amuse. Je veux apprendre, expérimenter, m'extérioriser. Je tombe facilement dans un état de flow, dont je ressors quelques heures plus tard, en me demandant ce qui vient de se passer. C'est merveilleux.

Pour l'écriture, c'est moins évident. À mes débuts, j'étais dans la passion harmonieuse. Après avoir publié, je suis parfois tombée dans la passion obsessive, ce qui peut être un piège quand on commence à faire des salons du livre, qu'on veut vendre nos livres et qu'on souhaite que les éditeurs s'intéressent à nos histoires. Ça peut devenir un cercle vicieux. Je dirais que j'aborde ma passion de façon beaucoup plus harmonieuse à présent. J'écris d'abord pour moi, pour me faire plaisir. Des trucs qui ne seront pas nécessairement publiables. D'autres le seront peut-être, mais j'essaie de moduler ma pensée durant l'écriture, afin de demeurer dans le plaisir immédiat, de me concentrer sur le processus, sur ce que je souhaite accomplir. 

C'est parfois un défi, et je suis contente d'avoir appris récemment la différence entre la passion harmonieuse et la passion obsessive. Ça vient mettre des mots sur ce que je ressentais depuis longtemps. La différence entre vivre sa passion de façon saine ou moins saine.

Ce sera désormais quelque chose qui me restera en tête, quand je m'observerai en train de faire mes activités. Je veux vivre mes passions de manière harmonieuse, car c'est bien plus satisfaisant. Je vous en souhaite autant!

vendredi 10 octobre 2025

Nouvelles automnales

Ça fait plusieurs fois que je me dis que je vais venir ici pour vous donner quelques nouvelles... et puis je suis happée par le tourbillon de la vie et/ou mes projets et/ou mes envies du moment et/ou la fatigue, et puis je décide de faire autre chose.

Aujourd'hui, je me suis dit ça suffit, je vais l'écrire ce fameux billet de blogue. Parce que le meilleur moment, c'est maintenant!

On va y aller par sujet, ce sera plus facile à suivre.


Tout le monde peut écrire - Carl Rocheleau

J'en ai déjà parlé ici, mais en gros, je me suis abonnée à l'application Tout le monde peut écrire, avec la version complète (il existe aussi la version découverte). Par le fait même, je fais partie du Clan, ce qui m'offre plein d'outils, une cours donné par Carl Rocheleau un soir par semaine, et l'accès à une communauté bienveillante. 

Ah, et avec cet abonnement, j'ai aussi accès au programme C'est dans la plume. En gros, ce programme dure un mois. On écoute une vidéo par jour (environ 7 minutes par jour) et on fait certains exercices. Dans mon cas, comme pour d'autres membres, à la deuxième semaine j'ai cessé de faire les exercices et je me suis jetée à fond dans l'écriture de mon projet de roman en cours. Je compte bien refaire le programme éventuellement (et continuer de faire les exercices). C'était stimulant et pertinent.

Tout ceci fait en sorte que mon cerveau est câblé sur l'écriture depuis plusieurs semaines. Je fais peu d'arts visuels, mais j'écris. J'acquiers des compétences, j'ai de nouvelles idées et je développe mes projets.

Si cette initiative de Carl Rocheleau vous intéresse, on en parle dans cet article.


Défi Kairos - Écriture du premier jet d'un roman en 90 jours

Pendant ce temps, j'ai découvert le défi Kairos, qui consistait à écrire le premier jet d'un roman en 90 jours. J'ai embarqué dans l'aventure au moment où il restait environ 60 jours au défi (mais bon, j'avais déjà un plan qui était prêt, alors ça s'équivaut). Je viens de terminer ce premier jet de roman, que je vais bientôt leur envoyer. 

Qu'on se comprenne bien : le défi, c'était de finaliser le premier jet d'un roman. On obtenait des conseils par courriel, et on courait la chance de remporter des livres de conseils pour l'écriture (je n'ai rien gagné, mais ce n'est pas grave). Je n'avais rien à perdre et tout à gagner. Ce défi m'a donné la motivation nécessaire pour aller au bout de mon roman (actuellement 53 000 mots). Pour la suite, la maison d'édition va étudier les manuscrits reçus et elle décidera si elle souhaite en publier certains. On verra bien.

Si vous êtes curieux, cette maison d'édition (Éditions Kairos) publie ce qu'elle appelle de la "green romance" (romans sentimentaux avec des relations saines), ce qui correspondait très bien avec mon projet. C'est arrivé à point nommé, les étoiles étaient alignées, donc j'ai décidé de foncer dans cette aventure.


Des tomes 2 et 3 qui émergent... et d'autres idées que je prends en note

En parallèle, j'ai eu des idées pour un tome 2 et un tome 3, sur lesquels je commence à me pencher. Je suis aux premiers balbutiements de ces projets : les idées, les recherches, les fiches de personnages, etc. Et je suis très enthousiaste! Je sens que je vais bien m'amuser. Et me casser la tête. Et douter. Et vivre de l'euphorie. Bref, toutes les étapes normales pour l'écriture d'un roman! 

Je constate que mon cerveau est plutôt créatif ces temps-ci. D'autres idées émergent pour divers projets. Je les prends en note, pour le jour où j'aurai du temps à leur consacrer. De toute manière, ce sont des idées pour l'instant. Elles ont besoin de maturer, de prendre de l'expansion. Je les laisse en bonne compagnie avec les mille et une idées que j'ai déjà notées par le passé. Le problème, ce ne sont pas les idées, c'est surtout le temps que j'arrive à leur consacrer! 

Et ce ne sera pas mieux quand je prendrai ma retraite (de mon travail), quelques amis me l'ont confirmé. Quand on est passionné, on doit se résoudre à cette fatalité. On aura toujours trop de projet et d'idées pour ce qu'on arrivera à accomplir. C'est un beau problème, quand même!


Retraite d'écriture à venir

J'ai vraiment adoré ma première expérience de retraite d'écriture en solo vécue au mois d'août. Tellement que j'ai décidé de ne pas attendre à l'an prochain! Je me fais une autre retraite à la fin octobre, au même endroit et avec le même concept. C'est quelque chose que je vais intégrer à ma vie désormais, au moins deux ou trois fois par année.

Voici ma formule (libre à vous de la copier ou de l'adapter) : 

  • Je réserve une chambre (une petite suite) pour 2 nuits dans une auberge. Mes besoins minimaux : un lit, une table avec une ou deux chaises, un petit réfrigérateur, une machine à café et une salle de bain privée (oui, j'insiste pour avoir ma propre salle de bain, pas question de partager!).
  • Avant la retraite d'écriture, je cible mes projets et mes objectifs (la dernière fois, je les ai dépassés, et de loin!). Je sais déjà ce que je veux accomplir, je suis motivée et j'ai hâte.
  • Le jour J, sur la route, j'arrête à l'épicerie pour m'acheter des trucs tout faits qui n'ont pas besoin d'être réchauffés (ex. salades,  sandwichs, humus, biscuits, crudités, fruits... et quelques trucs moins sages assurément, mais c'est mon petit secret!).
  • L'horaire prévu : 1ere journée, arrivée vers 16 h / 2e journée complète / 3e journée, départ au plus tard pour midi. Je veux optimiser tout ce que je peux pendant cette période.
  • Quand j'arrive dans la chambre, je verrouille la porte. Je ne sors pas et je ne vois personne jusqu'à mon départ.
  • J'écris, j'écris, j'écris. J'ai le cerveau en ébullition. Je mange et je dors quand ça me tente ou que je suis sur le point de m'écrouler. 
  • Je mets mon cellulaire en mode avion. Je regarde mes notifications quand je suis en pause repas.

Voilà! J'ai super hâte à cette retraite d'écriture. Ça mijote dans ma tête. J'ai hâte d'être plus proche de la date, pour me fixer des objectifs plus précis. 


Formations - Arts visuels

Il y a quelques semaines, je me suis procuré 2 formations de LiliFlore, une artiste dont j'aime beaucoup la démarche et la méthode d'enseignement (c'est très intuitif). Je visionne les modules à mon rythme, en sachant que je voudrai les réécouter à nouveau pour faire tous les exercices. Ce n'est pas urgent, mais ça me garde les arts visuels en tête pendant que je suis occupée ailleurs. Voici les formations en question :


Défi 10 jours - Drôlement inspirant

Dans un tout autre ordre d'idées, j'ai participé dernièrement au défi 10 jours de Drôlement inspirant, qui intégrait des enseignements et des méditations. Ce processus m'a fait beaucoup de bien. Si ça vous intéresse, voici le lien pour la vidéo du jour 1 : JOUR 1 : Défi 10 Jours


Le Marie Club

Il y a quelques jours, je me suis aussi abonnée à la plateforme Marie Club de Marie-Claude Barrette, dont je suis très satisfaite jusqu'ici. Cette plateforme me donne accès à une foule d'entrevues intéressantes, sur des sujets comme la psychologie, la santé, l'alimentation, la spiritualité, etc.

Ah, et ça ne vous surprendra sûrement pas, mais je me suis surtout abonnée pour son programme de 12 semaines... Parce que oui, j'adore ça les défis et les programmes avec une durée précise! Mais j'ai trouvé tellement plus sur sa plateforme. Je suis très contente de m'y être inscrite.


Fasciites plantaires et irritation du tendon d'Achille

Pour finir, j'ai fait la découverte à la mi-août de ce que sont les fasciites plantaires! Un mois plus tard, une petite complication est survenue, soit une irritation du tendon d'Achille droit. Ces deux bobos sont assez douloureux (surtout le tendon d'Achille, ouch!). Je me soigne, je consulte, je respecte toutes les recommandations et ça s'en va sur le bon bord (comme on le dit si bien en bon québécois). 

Si j'ai un conseil à vous donner, c'est PORTEZ DE BONNES CHAUSSURES! Je me suis blessée en prenant une grande marche un peu énergique, avec des chaussures de qualité moyenne. Et voilà le résultat. À présent, je porte de chaussures Hoka, ce qui est très recommandé par les podiatres en général. Avec des talonnettes recommandées par la podiatre. Et je vais bientôt avoir des orthèses plantaires et des traitements de physiothérapie.

Bref, PORTEZ DE BONNES CHAUSSURES! Parce qu'une fois que les bobos sont là, c'est long à guérir.


Voilà, ce sont les dernières nouvelles! Je croise les doigts pour être en mesure d'aller au Salon du livre de Montréal à la fin novembre. Ma podiatre pense que ce sera possible. Je l'espère tellement!

samedi 9 août 2025

Focus sur l'écriture en cette période estivale

En cette période estivale, j'ai laissé de côté les arts visuels (pour un temps) et je me concentre plutôt sur l'écriture. 

C'est souvent de cette façon que je fonctionne : j'alterne mes deux passions, parce que sinon je me disperse et j'obtiens peu de résultats. J'ai eu une phase dédiée aux arts visuels dernièrement, maintenant c'est au tour de l'écriture.

Je dois dire que mon inscription mensuelle à Tout le monde peut écrire (de Carl Rocheleau), dont j'ai déjà parlé, me donne une bouffée de motivation pour avancer dans mes projets d'écriture. Le fait d'avoir des rencontres chaque semaine, de faire partie d'un groupe d'auteurs motivés, d'apprendre des notions et de faire des exercices, en plus de la passion contagieuse de Carl... tout cela me procure un élan précieux qui perdure jusqu'à la semaine suivante. Je suis très heureuse de m'être abonnée et j'en vois les bienfaits.

Dans les faits, je suis abonnée à ce qu'on appelle "Le Clan", ce qui me donne droit à toutes sortes de choses, dont des primeurs sur des projets en cours de développement. Je ne peux rien dire pour l'instant, mais je sais que Carl a prévu de faire certaines annonces bientôt. Tout cela me stimule et me procure une belle dose d'énergie et de motivation que je compte bien utiliser à bon escient. 

D'ailleurs, je m'apprête à aller faire une retraite d'écriture dans une auberge. J'ai réservé une chambre pour deux nuits. Quelqu'un m'a recommandé l'endroit et je vais aller l'essayer. Si j'aime ça, il se peut que j'en fasse une tradition à chaque année. 

Ça fait longtemps que je veux me faire une retraite d'écriture de ce genre, mais je ne trouvais pas mon concept idéal. Louer un chalet coûte très cher, même en partageant les frais avec d'autres auteurs (qu'il faut trouver). Il faut prévoir la bouffe, s'organiser...

Alors qu'en louant une chambre pour moi toute seule, je peux gérer les choses à ma manière. Je vais m'acheter des salades et des sandwichs (et quelques trucs moins sages assurément), m'enfermer du début à la fin et me concentrer sur mes projets. Je l'ai déjà fait par le passé (chez ma mère, pour m'occuper de ses chats) et j'ai constaté que le fait d'être seule ailleurs que chez moi, pour quelques jours, me fait tomber dans un autre état d'esprit. C'est surprenant de voir ce que je peux accomplir en si peu de temps.

Voilà, c'est ce que j'avais envie de vous partager aujourd'hui. Même si je me concentre sur l'écriture, ma passion pour les arts visuels n'est jamais loin. J'observe les arbres, la nature, la lumière, et j'ai hâte de m'y remettre. J'ai des tas d'idées à explorer et je me suis acheté des formations en ligne que je veux visionner. Sauf que l'appel de l'écriture est plus fort en ce moment. 

Au fond, peu importe. Ce qui est important, c'est de vivre mes passions à ma manière, en me nourrissant de tout ce qu'elles m'apportent!

dimanche 29 juin 2025

Tout le monde peut écrire - Carl Rocheleau (2)

 

Suite à mon dernier billet au sujet de l'initiative de Carl Rocheleau, intitulée Tout le monde peut écrire, d'autres informations ont été annoncées pour la suite du projet. Comme promis, je vous les partage.

Pour tout vous dire, je me suis abonnée hier matin, fébrile à l'idée de participer à l'atelier hebdomadaire qui, j'en suis certaine, va m'ouvrir de nouveaux horizons. En attendant, je suis en train de visionner les 10 vidéos (je suis à la moitié de la 6e)... et c'est en train de révolutionner ma façon de voir l'écriture et mes projets en cours et à venir. Mon cerveau est en ébullition, j'ai envie d'aller vivre dans un chalet isolé dans les bois pendant 3 mois pour écrire, écrire, écrire... Ouf! (Commencez par aller regarder l'épisode 1, vous allez peut-être me comprendre.)  

Alors, voici les informations :

Le groupe privé Facebook « Tout le monde peut écrire » va rester gratuit. Pas de pub ni de promo, juste la présence saine et constante d’auteurs dans une communauté centrée sur l’ouverture et la motivation (pour s'y inscrire, il suffit d'envoyer une demande et de répondre à quelques questions).

En clair, « Tout le monde peut écrire » est une communauté Facebook gratuite où les participants reçoivent en moins de 20 h toutes les bases pour écrire (vous pouvez aussi aller voir les 10 cours sur YouTube). On fait les cours à son rythme. Carl publie un exercice d'écriture chaque semaine sur le groupe Facebook.

Comme le dit Carl "Tu vas savoir assez vite si t’aimes ça ou pas, pis ça te coûtera pas une cenne."

Après, quand on est prêt à passer à la deuxième vitesse, on peut s’abonner (60 $ par mois ou 600 $ pour l'année). L’abonnement donne droit à un atelier d’écriture en direct chaque semaine, où on va plus loin et où Carl adapte tout le contenu aux besoins des abonnés. Cet abonnement offre aussi un rabais de 50% sur le coaching privé, c’est-à-dire 50$ par rencontre au lieu de 100$ (au tarif actuel).

À noter : L'abonnement mensuel va augmenter à 75$ le 1er août 2025, mais les gens qui s’abonnent d’ici là vont toujours garder le tarif de 60$, parce que Carl veut les remercier de le soutenir dans son projet.

Voilà, ce sont les informations que je voulais vous transmettre.

Je ne sais pas à quel point cette initiative va vous parler, mais en ce qui me concerne elle arrive à point nommé. 

Au plaisir de vous croiser dans le groupe, si jamais vous décidez d'y adhérer!

samedi 21 juin 2025

Tout le monde peut écrire - Carl Rocheleau

Cette semaine, j'ai découvert une initiative incroyable de Carl Rocheleau qui me parle beaucoup : il s'agit du projet Tout le monde peut écrire, qu'il met en place depuis quelques mois. 

Tout cela prend forme et continue de se développer à l'heure actuelle. Je n'ai pas toutes les informations, mais je vais essayer de vous expliquer de quoi il s'agit. 

En gros, Carl est un auteur (et un gars super que j'adore), que je connais depuis longtemps. Nous avons fait des salons du livre ensemble et nous avons copublié en trio, avec Geneviève Blouin, un guide pratique intitulé Écrire et publier au Québec : Les littératures de l'imaginaire, édité aux Six Brumes.

Carl est aussi professeur de cégep. Il a publié plein de livres et il a une manière unique de parler aux gens. Il est accessible et authentique. Quand on le côtoie, on sent sa passion, son énergie positive, son envie de partager et son amour des gens (j'ai dit que je l'adore, hein?). Il fait partie de ces gens uniques qu'on rencontre dans notre vie, et qui nous apportent du positif, rien qu'en étant ce qu'ils sont.

En ce qui concerne le projet de Carl, Geneviève et moi avons été invitées cette semaine à participer à une causerie (en virtuel) destinée aux membres de Tout le monde peut écrire. En gros, le but était que Carl nous pose des questions sur nos débuts en tant qu'auteures. Je ne savais pas à quoi m'attendre, il n'y avait pas de questions fournies à l'avance et j'ignorais que ça allait être filmé et mis éventuellement sur YouTube si j'ai bien compris (zut, je déteste être filmée, hihihi!), mais j'ai décidé de foncer et de prendre ça comme ça venait. Ça a été une belle expérience, et ça a été une merveilleuse occasion de nous réunir Geneviève, Carl et moi, ce qu'on n'avait pas fait depuis plusieurs années. J'espère que les étudiants de Carl ont trouvé leur compte dans nos réponses. Gen et moi avons parfois des visions très différentes de certains aspects reliés à l'écriture et au monde littéraire, ce que je trouve quand même intéressant. Je pense que chaque artiste finit par développer ses propres méthodes, sa propre vision et que c'est une excellente chose d'être inspiré par différents exemples, pour finir par développer notre propre unicité, notre propre façon de voir les choses. On a d'ailleurs constaté le tout il y a quelques années, en compilant les réponses des répondants pour Écrire et publier au Québec. Tout le monde a son idée sur les bonnes méthodes et les façons de fonctionner, et au fond tout le monde a raison. L'important, c'est de trouver ce qui fonctionne pour nous.

Si je reviens au projet de Carl, voici où j'en suis actuellement dans mon exploration :

  • Je suis allée m'inscrire sur son site Tout le monde peut écrire. Dès qu'on complète le formulaire, on a accès à un fichier PDF qui contient plein d'exercices "faciles pour les débutants". Je vais m'amuser à les faire prochainement.
  • Je me suis abonnée à la chaîne YouTube de Carl, sur laquelle on retrouve entre autres la Playlist "Tout le monde peut écrire - Cours intégraux". J'ai écouté le premier épisode ((S01/E01) Comment ENFIN débloquer, trouver la motivation, et écrire ton premier livre! - YouTube)... et j'ai pris plein de notes! Vous pouvez être certains que je vais aller regarder les autres épisodes. Entre autres, j'ai adoré son explication du schéma narratif avec l'exemple du film Shrek (savoureux!). J'ai aussi aimé son exercice de visualisation et je vais bientôt faire l'exercice des images avec les portes (vous irez voir la vidéo si vous voulez comprendre). Il y a plein de bon stock rien que dans cette seule vidéo, j'ai hâte de voir ce que les autres me réservent.
  • J'ai transmis une demande pour le groupe Facebook privé Tout le monde peut écrire - La tribu, pour lequel j'ai été acceptée. Il faut répondre à quelques questions, pour montrer notre sérieux et notre intérêt à adhérer à ce groupe. Il s'agit d'un groupe gratuit, et toute personne intéressée peut faire une demande d'adhésion. 
  • Ce mercredi 25 juin, à 19 h 30, je vais assister à un atelier (en virtuel, en direct) donné par Carl. Si ça vous intéresse, il faut s'inscrire au groupe Facebook privé Tout le monde peut écrire - La tribu. Sinon, je suppose que ce sera disponible éventuellement en rediffusion sur YouTube.
  • J'ai aussi vu que les membres du groupe organisent parfois des retraites d'écriture, par exemple en louant un chalet pour les intéressés (ça m'intéresse!!!). C'est justement quelque chose que je recherche.
  • J'ai vu que Carl offre du coaching privé. Très, très intéressant........... Dans la vidéo S01/E01, justement, il montre rapidement plein de livres qui ont été publiés suite à son aide apportée à des auteurs. Il y en a beaucoup, c'est impressionnant.
Sinon, Carl m'indique qu'il va en dire plus au sujet des prochaines étapes à venir lors de l'atelier du 25 juin. Tout le mois de juin, il a offert des ateliers gratuits, mais il y aura éventuellement un volet payant à son offre de service. Je vous en dirai plus quand j'aurai eu toutes les informations. 

Voilà! Je tenais à vous faire part de cette initiative globale de Tout le monde peut écrire. À titre personnel, ce que Carl offre avec ce projet m'intéresse énormément. Je crois que ça répond à un besoin pour les auteurs : ceux qui débutent, ceux qui font ça depuis un bout mais qui cherchent leur chemin, ceux qui veulent s'inspirer, se développer, s'améliorer, élargir leurs horizons et leur vision.

À partager en grand nombre, pour que tous ceux qui s'intéressent à l'écriture puissent savoir que ça existe. Bravo Carl!

jeudi 6 mars 2025

Écrire un roman à temps partiel - Ma méthode

Maintenant que mes travaux de rénovation sont officiellement terminés, j'ai pu replonger dans mes deux passions (arts visuels et écriture) et je viens de débuter un nouveau chantier pour un projet de roman.

J'ai eu envie de vous partager ma méthode de travail actuelle, que j'ai développée et améliorée au cours des dernières années. Après bien des expérimentations, j'en suis arrivée à une manière de procéder qui fonctionne bien pour moi. 

Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'étant une créatrice à temps partiel, j'ai souvent vécu des défis pour avancer dans mes projets et arriver à les terminer (surtout les gros projets). Le manque de temps et de discipline m'ont souvent nui. La motivation s'est parfois perdue en cours de route, la procrastination a pris le dessus et j'ai fini par délaisser certains projets au bout du compte. C'est dommage, mais ça fait partie de mon parcours et de mes apprentissages. Je ne regrette rien, parce que ça m'a permis d'explorer mes processus et de découvrir ce qui fonctionne le mieux pour moi, en tenant compte de ma réalité et de mes choix de vie.

Ma méthode va peut-être vous inspirer... ou pas! Je crois que chaque auteur a sa propre manière de procéder, c'est quelque chose qu'on développe au fil du temps. Et je sais que moi-même, je vais encore essayer d'autres méthodes dans le futur. Mais bon, je peux au moins vous parler de cette-méthode-ci! Je l'ai testée avec plusieurs projets et c'est ce que j'ai trouvé de mieux jusqu'à présent. 

Voici donc comment ça se passe pour moi :
  1. J'ai une idée d'histoire. Souvent, ça part d'un rêve intense. Je me réveille le matin avec plusieurs scènes en tête. Si l'histoire me hante dans les jours suivants et que je sens que j'aurais un intérêt à l'écrire, je la prends en note dans un fichier de résumé. (Et non, je ne commence pas à l'écrire. C'est trop tôt. Il pourra s'écouler des semaines, des mois, des années avant que j'y retouche.)
  2. De temps en temps, l'histoire revient me hanter. J'ai d'autres scènes qui s'ajoutent. Je prends des notes. Je fais quelques recherches pour certains aspects et j'enregistre le tout dans mes fichiers. (Et non, je n'écris pas le roman encore. Ce n'est pas prêt, faut que ça mijote!)
  3. L'histoire devient vraiment présente dans ma tête. Je sens qu'elle a assez mijoté, qu'elle s'est assez étoffée pour que je puisse commencer à travailler dessus pour la développer.  Je m'installe pour mettre de l'ordre dans mes notes et je commence à monter un plan, chapitre par chapitre. Ce processus peut durer quelques jours ou quelques semaines. En général, tout se met à débouler, c'est effervescent! Des scènes s'ajoutent au fur et à mesure. Je rêve de l'histoire et de mes personnages. J'y pense souvent dans la journée, j'en deviens obsédée (c'est mon étape actuelle avec mon projet de roman). Je fais des recherches, je comble les trous ici et là, je me crée une liste de lecture pour de la musique liée à mon projet, je me monte une banque d'images d'inspiration. J'ai plein, plein, plein d'idées. C'est la joie! Cette étape d'effervescence et de création pure est l'une de mes préférées. J'étoffe mon plan, je fais des choix, j'équilibre tout ça pour que ça fonctionne à mon goût. 
  4. Une fois que mon plan est complet, j'ai 2 options : je peux commencer à écrire le roman, ou bien je laisse le plan dormir un peu. Ça dépend de mon ressenti à ce moment. Est-ce que c'est vraiment complet? Ou bien je sens que ma jauge d'idées est à zéro, mais qu'il y a encore matière à développer certains aspects?
  5. Le jour où je décide qu'il est (enfin!) temps d'écrire mon roman, je me crée un fichier Excel, dans lequel je vais suivre la progression de mes travaux. Avant, je comptabilisais le temps passé sur mes projets, mais maintenant je me concentre sur le nombre de mots écrits. Grâce à mon plan, je suis en mesure de dire combien de chapitres (ou de scènes) il y aura. Je fais de savants calculs (pas si savants que ça!), et j'établis mes objectifs d'écriture, semaine par semaine, avec une date limite.
  6. Je commence à écrire le roman, en suivant le plan. Si des éléments changent en cours de route, j'ajuste mon plan et mon fichier Excel (ex. : si un chapitre s'ajoute ou se combine avec un autre). Mon plan, qui reste quand même malléable et ouvert aux changements, me sert de boussole à tout moment. J'ai des objectifs clairs, je sais où je m'en vais et je garde le focus.
Avec cette méthode, j'arrive à écrire un premier jet de roman (entre 35 000 et 50 000 mots dépendant des projets) en moins de trois mois. Tout en travaillant, en m'occupant de ma famille et de mes tâches, en faisant des arts visuels et en m'organisant pour faire de l'exercice. Ce qui aurait été impensable avant, est maintenant devenu possible.

Par la suite, une fois que j'ai mon premier jet terminé, j'ai 2 choix : soit je commence à le retravailler tout de suite, soit je le laisse dormir un certain temps. Je penche souvent pour la seconde option, parce qu'elle me permet de prendre du recul.

Pour le retravail, je me sers encore de mon plan, parce qu'il m'aide à mieux cibler le travail à effectuer. Par exemple, si je veux ajouter une scène, je vais aller voir dans mon plan où elle pourrait s'insérer de façon logique et sans défaire l'équilibre que j'ai établi. Quand j'écris un roman contemporain (ce qui est mon cas ces temps-ci), je veux que les dates et les jours fonctionnent aussi. Même si c'est juste pour moi, je veux savoir si on est un samedi ou un mercredi, parce que ça peut avoir de l'importance pour mes personnages.

Je sais que ce n'est pas tout le monde qui aime travailler avec un plan et une structure rigide. Pour ma part, c'est devenu indispensable pour mes projets de romans. Sinon, je perds le fil (et ma motivation) en cours de route. Trois mois, c'est assez long quand on a une vie chargée et une foule de préoccupations en tête. Garder le focus sur un projet de roman, surtout quand il est impossible de s'enfermer dans un chalet perdu dans les bois pendant trois mois (mon grand rêve inassouvi), ça demande de l'énergie et de la détermination. 

Ça m'a pris du temps pour trouver ma recette idéale, et celle-là en vaut bien une autre. Elle est efficace et elle me permet d'atteindre mes objectifs. Ça demande une rigueur que je n'avais pas auparavant, et que j'ai acquises à force d'essais, d'erreurs, d'inspirations glanées ici et là dans le domaine du développement personnel, de la gestion du temps et des méthodes d'autres artistes. 

Maintenant, je vous avouerai que j'aimerais bien gagner quelques millions à la loterie, pour pouvoir me consacrer à temps plein à mes passions. C'est un beau rêve qui n'a pas grand chance de se réaliser. Donc, je m'efforce de trouver des moyens pour m'adonner quand même à mes passions. À temps partiel, c'est toujours mieux que rien!

***
2025-03-10 Mise à jour

Ce que j'ai oublié de dire dans ma méthode, c'est qu'il peut arriver (comme c'est mon cas en ce moment), que je me perde en cours de route dans un recoin de mes recherches. 

J'ai bien trop de plaisir à explorer, à découvrir certains aspects, à réfléchir aux implications si jamais j'intègre tel ou tel élément dans mon histoire. Ça prend de plus en plus d'ampleur... Il y a un impact sur mon histoire initiale, des éléments doivent changer et ça me bogue au début, puis éventuellement je me rends compte qu'en fait, c'est parfait, ça prenait ça pour mon projet!

Bref, je me suis perdue ces derniers jours à explorer une avenue que je pensais délaisser, mais finalement, je viens de décider que je vais l'intégrer à mon roman. Même si ça risque de me demander un effort supplémentaire et quelques changements. Maintenant que j'ai pris cette décision, je vais (enfin) pouvoir continuer de développer mon plan!

Ah, ces cerveaux d'artistes! Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein?

samedi 4 janvier 2025

Les pauses d'écriture, ça tue la motivation

En 2024, j'ai ancré un concept très profondément dans ma tête : prendre des pauses d'écriture, c'est un excellent moyen pour tuer la motivation et ne rien accomplir.

Ça m'est arrivé au début 2024. Je venais de terminer un projet de roman (youppi!) et je me questionnais pour mon prochain projet d'écriture. Je me suis dit que je pouvais bien prendre ça relax, puisque je venais "d'accomplir" quelque chose (vous comprendrez les raisons de mes guillemets plus loin). Je me suis donc mise à faire des arts visuels et bien d'autres choses (pas toujours utiles), tout en me disant que je prenais mon temps pour bien cibler quel allait être mon prochain projet. Et puis, j'avais bien mérité de me reposer un peu...

Résultat : j'ai perdu des semaines à ne rien accomplir de valable du côté de l'écriture. Je ne me sens pas coupable et je ne me tape pas dessus pour autant, ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait et ce n'était pas si grave. J'avais bien le droit, je n'avais pas de date limite à respecter, donc j'avais tout mon temps. 

Par contre, je me suis juré que je développerais des tactiques pour éviter de gaspiller mon précieux temps de cette manière à l'avenir. Parce que je sais que je suis capable d'accomplir bien plus.

À dire vrai, mes prochains projets de romans ont déjà été ciblés pour les années à venir et il s'en rajoute de temps à autre. Ce n'est donc pas une question de manque d'inspiration. Ce qu'il me reste à décider, c'est dans quel ordre je vais les écrire. Et aussi, de me motiver à le faire.

Aujourd'hui, j'ai mis le point final à un projet de roman sur lequel je travaillais depuis avril 2024. J'étais fière de moi. J'aurais pu me dire qu'il fallait célébrer ça, que je venais "d'accomplir" quelque chose (oui, je mets encore des guillemets). Mais... ce n'est pas ce que j'ai fait. J'ai plutôt gardé mon ordinateur ouvert et je suis allée voir mes options pour mon prochain projet de roman. Je l'ai choisi et je viens de commencer à travailler dessus. Il n'y a pas eu de célébration ni de temps de pause.

Cette méthode de "non célébration hâtive", je l'ai apprise de Charles Côté (Drôlement inspirant), dans sa vidéo Comment avoir du succès. Il y parle, entre autres, du fait que lorsqu'on tombe en mode festif pour célébrer une réussite, on cesse aussitôt de progresser. On a accompli ce qu'on voulait, voilà, bravo, et on s'assoit sur nos lauriers, comme si cette petite étape venait nous satisfaire, alors qu'il reste tellement à accomplir!

Un autre élément de l'équation, et c'est ici que vous allez comprendre mes guillemets, c'est que le fait d'avoir fini d'ÉCRIRE un roman ne veut pas dire que j'ai réussi à atteindre tous mes objectifs. Il me reste à le soumettre. Il faudrait idéalement qu'un éditeur l'apprécie et décide de le publier. Mais surtout, j'ai plein d'autres rêves, plein d'autres projets à écrire. Ce n'est pas le temps de m'asseoir dans ma chaise berçante avec un verre de vin rouge (je n'aime pas tellement le champagne) et de me dire "Ouaip, bravo Isa, tu as écrit un roman, tchin tchin!".

Depuis que j'ai écouté cette vidéo, je ne me laisse plus distraire par mes réussites. Ni par mes échecs. J'essaie des choses. Ça fonctionne ou pas. Je continue. Je me réajuste. Que les résultats soient positifs ou non, je ne reste pas longtemps dans les émotions, parce que ça ne sert pas à grand chose. L'important, ce sont les actions. Continuer beau temps, mauvais temps. Que ça me tente ou non. C'est aussi ça, l'autodiscipline, la persévérance et la constance. Chaque petit pas nous rapproche de nos objectifs.

L'image que j'ai en tête, c'est que je suis en train de gravir une gigantesque montagne. Le sommet est encore très loin, je n'arrive même pas à le voir. Il se peut que je n'arrive jamais à l'atteindre. Mais ce n'est pas grave, parce que j'avance chaque jour en direction du sommet. Il y a des obstacles, mais j'apprends en cours de route et je continue de m'améliorer, de devenir plus forte. Au bout du compte, c'est ça qui est le plus important, en tout cas pour moi, à ce stade-ci de ma vie.

Comme le dit si bien la citation "Le voyage est plus important que la destination", qui est souvent attribuée à Aristote, je me concentre surtout sur le processus d'écriture et la réalisation de mes objectifs. L'important, c'est d'écrire les histoires roulent dans ma tête. Je veux les sortir de mon imaginaire pour qu'elles existent dans le vrai monde.

Tout cela fait partie de mon voyage. La destination, je ne la connais pas. Et c'est très bien comme ça!

mardi 24 décembre 2024

À force d'écouter des animés japonais, on finit par en rêver!

Cette nuit, pour la première fois de ma vie, j'ai rêvé à une histoire d'Isekai.

Les passionnés d'animés japonais sauront de quoi je parle. 

Sinon, voici en gros ce qu'est un Isekai : c'est un type d'animé japonais bien particulier (l'un de mes préférés). Au début de l'histoire, le personnage principal est transporté dans un univers parallèle rempli de magie et d’aventures, soit en étant téléporté, invoqué, réincarné ou ressuscité. 

Voici quelques exemples d'Isekai que j'ai appréciés dernièrement (tous disponible sur la plateforme Crunchyroll - je les écoute souvent en anglais ou bien en japonais sous-titré en anglais) :

  • That Time I Got Reincarnated as a Slime
  • The Rising of the Shield Hero
  • So I'm a Spider, So What?
  • KONOSUBA – God's Blessing on This Wonderful World!
  • The Wrong Way to Use Healing Magic: The Healing Mage Who Was Banished from the Hero Party Meets a Beautiful Princess

Pour revenir à mon rêve, j'ai l'impression que ça vaut la peine que je le note en tant qu'idée pour un futur projet de roman. Je ne prends pas en note toutes les idées et tous les concepts qui me viennent, mais dans ce cas-ci, j'y vois un certain potentiel. J'ai le début d'une histoire et une thématique forte, ça pourrait valoir la peine de développer le tout.

Quand j'ai raconté le concept à mon fils (un autre passionné d'animés japonais), il a tout de suite eu plein d'idées pour la suite de mon histoire. Nous allons bientôt nous amuser à développer verbalement ce concept, pour le plaisir de la chose, et je vais prendre plein de notes pour le futur. 

Un jour, dans quatre ou cinq vies, je devrais avoir le temps d'écrire tout ce qui dort dans mes carnets de notes! (ou pas - comme j'en rajoute sans cesse, ça semble de plus en plus impossible!)

En attendant, voici d'autres animés que j'ai adorés, (ce ne sont pas nécessairement des Isekai) :

  • Attack on Titan: Shingeki no Kyojin (cher à mon coeur puisque c'est la première série que j'ai écoutée)
  • Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba (sans conteste, mon préféré de tous les temps)
  • The Apothecary Diaries (je viens de terminer tout ce qui est sorti et j'attends avec impatience la suite!)
  • Frieren: Beyond Journey's End (inclassable... un voyage, une réflexion sur la vie, cet animé est unique en son genre)
  • One punch man (très drôle!) 
  • The Unwanted Undead Adventurer: Chronicles of Rentt Faina, the Undying
  • Beast Tamer: The Beast Tamer Who Got Kicked Out From His Party Meets a Cat Girl From the Superior Race
Si vous vous demandez comment je trouve le temps de regarder tous ces animés, j'ai un truc (entre autres) : quand je m'entraîne le matin sur mon tapis roulant ou avec mon rameur, j'apporte ma tablette électronique avec moi. Marcher ou ramer sans but, je trouve ça ennuyant, mais si c'est le moyen de regarder le prochain épisode d'une série, alors là soudain je deviens plus motivée! 

En 2024, je suis tellement tombée dans les animés japonais que je n'ai regardé AUCUN film de Noël avant la période des Fêtes. Ceux qui me connaissent vont écarquiller les yeux. D'habitude, c'est une période guimauve pour moi, je regarde plein de films de Noël et ça me met dans l'ambiance. Mais cette année, je n'avais aucun intérêt. Je voulais juste voir la suite de mes séries d'animés japonais. 

Ça doit être une drogue, ces fameux animés japonais...

mercredi 18 décembre 2024

Pourquoi écrire va vous rendre heureux, de Natalie Goldberg

Je viens de terminer la lecture du livre Pourquoi écrire va vous rendre heureux, de Natalie Goldberg. Si vous êtes un auteur, peu importe votre degré d'avancement, je vous recommande de le lire (si ce n'est pas déjà fait).

Voici la description qu'on en trouve sur le site internet de Les libraires :

Vendu à plus d'un million d'exemplaires, il est LE livre de référence pour découvrir l'art d'écrire. Et pour cause ! Il rend l'art d'écrire aussi irrésistible, amusant que simple.

La singularité du livre est d'être à la fois profond –; c'est un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir de guérison, d'enchantement, de lucidité –; , mais aussi ultra pratique et touchant.

Dans ce livre, vous apprendrez ce qu'écrire veut dire, les vrais secrets de la créativité, comment revenir à ce que l'on sent, à ce que l'on éprouve, comment se libérer des clichés. Il aborde également des questions très pratiques : comment écrire au restaurant, en voyage, faut-il utiliser un carnet ou non, comment se débrouiller avec l'usage des adjectifs, comment surmonter ses doutes, trouver de l'inspiration...

Le génie de ce livre est de montrer en quoi écrire peut être un chemin de vie, un engagement libérateur ; une manière unique de mieux apprécier la valeur de la vie.

Et cette dimension proche du développement personnel lui donnera un immense succès.

Que dire de plus? Ce livre, c'est tout cela et bien davantage. Il est arrivé à point nommé pour moi, à un moment où je cherche à développer mon processus d'auteure, à mieux comprendre mes mécanismes, à améliorer tout plein d'aspects de ma pratique. Et surtout, à un moment de ma vie où la perspective de publier mes écrits n'est plus autant au centre de mes préoccupations. Ce n'est plus un moteur aussi important dans ma démarche (je sais, ça a l'air cinglé de dire ça, mais je le pense vraiment).  

J'écris parce que je suis une auteure. J'écris parce que j'écris. J'écris parce que je suis. C'est exactement ce genre d'idéologie que j'ai retrouvé dans ce livre, ce que j'ai trouvé très rafraîchissant.

J'ai l'impression que si je relis ce livre dans un an, il me percutera d'une manière différente. D'ailleurs, je me garde une note pour le relire de temps à autre. Pour tout vous dire, j'aurais envie de le reprendre à partir de zéro dès aujourd'hui. Déjà, je sens que je ne le lirais pas de la même façon. 

Voici un passage en particulier qui m'a fait hocher la tête dans la salle d'attente chez mon médecin (c'est toujours très long, alors j'apporte un livre pour profiter de ce "temps perdu") :

Tout ce que nous menons jusqu'au bout dans la vie est nécessairement un voyage solitaire. Peu importe à quel point nos amis sont contents pour nous, peu importe le soutien qu'ils nous donnent, nous ne devons pas attendre de qui que ce soit qu'il atteigne le niveau d'intensité de nos émotions, ni qu'il comprenne complètement ce qu'on a traversé. Je ne dis pas ça par amertume. Sache accepter et accueillir tout l'amour et le soutien qu'on te donne, mais ne t'attends pas à quoi que ce soit.

Je suis tout à fait d'accord. Ça rejoint bien une citation que j'adore (on l'attribue à Bouddha sur plusieurs sites internet) : "Soyez votre propre lampe, votre île, votre refuge. Ne voyez pas de refuge hors de vous-même."

On sent bien que Natalie Goldberg pratique le zen depuis longtemps. Ça se perçoit dans sa manière de voir le monde et de décrire l'acte d'écrire. Entre autres, j'ai été fascinée par sa manière d'aborder les descriptions, en se basant sur ses expériences personnelles et en intégrant tout plein de petits aspects de la vie ordinaire, qui n'ont rien de banal au bout du compte.

Bon, ça y est, je me suis convaincue moi-même : je recommence dès ce soir à relire ce livre. Au fond, c'est comme de retourner voir un film au cinéma plusieurs fois de suite, non? Il y a plein de gens qui font ça. Personnellement, je ne l'ai jamais fait... pas plus que de relire un livre immédiatement après l'avoir refermé (c'est tellement fou!). 

Mais allez, je me lance. Je sens que ça va m'aider dans le retravail de mon roman en cours. Justement, je voulais travailler l'aspect des descriptions dans mon roman. Natalie Goldberg m'a donné d'excellentes pistes à suivre. Si vous lisez son livre, j'espère que ça vous apportera de l'inspiration à vous aussi!

samedi 14 décembre 2024

Les débuts en tant qu’auteur, un vaste sujet

Dernièrement, j’ai répondu à des questions d’une aspirante auteure, qui en est à ses premiers balbutiements dans sa démarche. 

C’est l’histoire classique, la même que j’ai vécue : on rêve d’écrire depuis très, très longtemps, et puis un jour on décide de plonger et de se mettre à écrire. Et là, on frappe un mur : on n’y connait rien, on entre dans un écosystème totalement inconnu et tout nous semble une montagne. On se sent seul, on aimerait bien que quelqu’un nous explique comment ça marche tout ça.

Qu’est-ce qu’on doit écrire? Comment doit-on écrire? A-t-on des chances d’être publié? Ce qu’on fait sera-t-il assez bon? Est-ce que nos proches vont aimer nos textes? Est-ce qu’il y aura un public pour ça?

Je pourrais continuer d’énumérer des questions pendant toute une journée si je le voulais. 

On n’a même pas commencé et déjà, on découvre le fameux doute. Doute de soi-même, de ses capacités, du potentiel de commercialisation de ses œuvres. 

Chaque fois que je réponds à un aspirant auteur, je me rends compte à quel point j’en ai parcouru, du chemin, depuis mes débuts en 2006. Et chaque fois, je suis confrontée à mon impuissance. Comment pourrais-je transmettre le fruit de mon expérience, en toute honnêteté, sans pour autant décourager celui ou celle qui commence? Comment explorer tous les aspects du processus littéraire, aborder tous les bémols, alors que je n’ai pas tout vécu, tout exploré, et que c’est ma seule expérience qui va parler?

J’ai lu beaucoup de livres de conseils écrits par des auteurs, au sujet de l’écriture, et je me suis rendu compte que nous avons tous eu des parcours différents, des processus différents, et qu’il n’y a pas vraiment de recette à suivre. C’est la même chose pour les ateliers de création littéraire, les conférences, le coaching, les masterclass (et tout ce que vous voudrez comme moyen, pour un auteur, de transmettre ses connaissances à autrui) : chacun pense avoir des réponses, des recettes, des chemins plus évidents à suivre, mais au bout du compte, j’en comprends surtout que chacun a son propre chemin à arpenter. On peut écouter les autres auteurs et s’en inspirer (il y a plein de bons conseils là-dedans), mais il faudra éventuellement découvrir ce qui est « vrai » pour nous et ce qui ne l’est pas nécessairement. 

C'est aussi ça, être un artiste : avoir sa propre voie, sa propre manière de vivre son art. C'est un parcours de longue haleine. On ne sait pas tout au début, on a beaucoup à apprendre. L'expérience va venir, on va comprendre de plus en plus ce qu'on veut faire et comment on veut arriver à le faire, mais ça va prendre du temps. 

Je vais maintenant vous révéler plusieurs « vérités » (qui sont mes vérités à moi, on s’entend bien). Je précise que si vous êtes aspirant auteur, mon but n’est pas de vous décourager, mais plutôt de vous faire prendre conscience de certains aspects reliés au rêve d’écrire et d’être publié.


« Vérité » numéro 1

Dans tous les milieux artistiques, il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Ceux qui parviennent à réaliser leurs rêves doivent souvent faire preuve d’une persistance hors du commun, travailler très fort à s’améliorer et développer des compétences (ex. : l’entregent, les techniques reliées à leur art) qui ne leur étaient pas innées. Et certains auteurs, malgré tous leurs efforts, n’arriveront pas à atteindre leurs objectifs de publication. C’est comme ça. Il y a des gens pour qui ça marche et d’autres non. 

Bon, moi qui suis du genre optimiste, je pense que si on ne lâche pas, si on travaille super fort, il y a quand même moyen d’arriver à quelque chose. Cet avis n’est pas partagé par tout le monde, je tiens à le préciser. On pourrait ajouter toutes sortes de nuances, mais disons que je crois qu’il y a de la place pour tout le monde sous le soleil. Et personnellement, je n’ai pas peur de la compétition. Je donne des trucs à plein de monde et tant mieux si ça leur sert. Tant mieux si les gens arrivent à obtenir des résultats et qu’ils sont contents. On mérite tous d’arriver à réaliser nos rêves. Ce n’est pas pour rien que l’autopublication est aussi populaire en ce moment. Si quelqu’un veut écrire, qu’il écrive. Comme tous les autres arts, c’est un moyen de s’exprimer et de s’extérioriser, ce qui est très positif.


« Vérité » numéro 2

Plein de gens rêvent d’écrire, mais comme on le dit souvent dans le milieu littéraire (surtout quand des gens viennent nous voir en salon du livre pour nous parler de leurs projets sans en avoir écrit une seule ligne) : pour 100* personnes qui rêvent d’écrire, 1 seule ira jusqu’au bout de son projet. (* On comprend bien que ce sont des chiffres théoriques.)

Donc, ne vous étonnez pas si un auteur aguerri, à qui vous parlez de votre super projet que vous allez écrire « un beau jour », ne s’extasie pas à propos de votre merveilleuse idée. Des idées, on en a tous à la pelle. Par contre, entre l’idée et l’écriture du projet au complet, il y a un monde de différence et tout un chemin à parcourir. 

Le fait de se commettre et de s’asseoir pour écrire notre texte, notre nouvelle, notre roman, est déjà digne d’intérêt. On se rend compte que ce n’est pas aussi facile qu’on le pense. Et si on se rend au bout du projet, on a de bonnes raisons d’être fier. On devient la personne parmi 100 autres qui est passé du rêve à l’action. Bravo! C’est loin d’être fini, il y a d’autres étapes à venir, mais c’est déjà un exploit en soi.


« Vérité » numéro 3

Vous avez le droit d’écrire pour vous-même. Vous avez le droit d’avoir du plaisir, d’être dans la passion, de vous réaliser en tant que personne. 

Le résultat, la publication éventuelle, c’est une autre étape. Ce n’est pas obligé d’être votre objectif, surtout au départ. Ce n'est même pas mon objectif pour tous les textes que j'écris! Il y en a qui existent pour moi seulement, pour mon plaisir personnel, pour exorciser des démons intérieurs, pour tester une approche ou une technique, pour exprimer des ressentis d'une façon qui ne serait pas commerciale. Ça n'a pas moins de valeur pour autant. 

Je sais, quand on écrit, on rêve d'être publié. C'est la même chose pour moi. Par contre, la publication n'est pas le seul but à viser. Dans notre démarche globale, on peut viser l’amélioration de nos écrits, l’expression de soi, le partage avec notre entourage, sans pour autant souhaiter tomber dans une démarche professionnelle. Toute démarche professionnelle implique un effort à mettre, de la compétition, des refus éventuels et les déceptions qui vont avec. C'est normal, ça fait partie du jeu. C'est pour ça que lorsqu'on obtient une acceptation, on a bien raison d'être content. Rien n'est jamais garanti, mais même si ça ne fonctionne pas, nos écrits n'ont pas moins de valeur pour autant. On y a mis du temps, de nos tripes, et ils font partie de nos accomplissements.

J’espère avoir aidé cette aspirante auteure à avancer de quelques pas dans sa démarche. Je lui ai donné quelques conseils, en fonction de ce qu’elle souhaite écrire. À ce stade-ci, j’ignore si elle fera partie des « 1 personne sur 100 » à se rendre au bout de son projet, mais ce n’est pas grave. Déjà, d’avoir un rêve d’écriture et de commencer à poser des questions, c’est un bon début. Le reste lui appartient, comme il appartient à chaque artiste de tracer son chemin et de découvrir ce qu’il souhaite accomplir, et à quel point il est prêt à y mettre des efforts.